La création en danger !

rien_a_copier


Alors voilà, j'ai décidé de relayer le message que certaines de mes consoeures ont commencé à faire circuler sur le net.
ICI    ICi    ICI   ICI    peut-être encore chez d'autres.....

La rentrée approche et j'ai aussi décidé de ne pas montrer mes nouveautés....elles seront réservées aux mercières qui viendront les voir sur le salon de l'Aiguille en Fête Pro puisque je m'y rends en septembre et puis, sur les autres salons où je serai présente.

Alors, sur l'image, en lieu et place des modèles, il n'y a rien à voir.....non, rien à copier pour celles qui s'empressent, lorsque je mets mes modèles sur mon blog, de les copier pour les coller dans les sites et forums si complaisants, qui donnent le travail d'autrui à tout venant.
Cependant, la donne change car il faut à présent payer pour pouvoir télécharger le larcin volé.
Car les sites bandits qui mettent si généreusement les grilles des créatrices à disposition des brodeuses ne le font guère par générosité, mais pour un profit bien calculé et qui ne rapporte qu'à eux et eux seuls.
Les perdants ?
nous, créatrices et créateurs, qui travaillons et usons notre temps et notre énergie pour en tirer bien peu au final,
les mercières, qui ferment les unes après les autres, faute de ventes,
les brodeuses qui respectent notre travail et qui veulent que subsiste une mercière près de chez elles....et qui refusent la tentation car elles sont conscientes du danger,
mais aussi, les fraudeurs et fraudeuses .....ceux qui pensent qu'ils font une si bonne affaire, qui se frottent les mains car Internet, cet outil magique, leur a permis de télécharger sans bourse délier ! enfin......ceci n'étant plus vrai puisque nos grilles volées sont vendues à présent ! ceux qui se taisent lorsqu'un appel au secours est lancé sur les forums, ceux qui confondent partage et piratage, ceux qui pensent que rien ne s'épuisera et que, toujours, ils pourront ainsi puiser pour prendre et ensuite disposer à outrance et sans le moindre scrupule.

Je ne suis guère convaincue que mon message ici écrit fasse changer les mentalités.
Mais je veux quand même faire savoir qu'il règne un très grand malaise au sein des créatrices car le danger est bien réel, de voir notre profession s'épuiser pour beaucoup, disparaître pour certaines et ne jamais voir le jour pour celles qui seraient tentées de se lancer dans cette aventure de la création qui est si belle pourtant et qui nous passionnent tant et malgré tout !

J'appelle à la réflexion......les pirates de nos grilles sont souvent de gentilles petites dames, des mères de famille, des grands-mères, des personnes qui ne sont pas nécessairement sans moyens financiers,.....
Elles ont un point commun : leu anonymat sur le net. Et le fait de se sentir invincible grâce à cet anonymat, le pouvoir qu'elle pensent détenir grâce à celui-ci.
Ces personnes, si elles lisent tout ceci, oseraient-elles avouer à leurs enfants, leurs petits-enfants, ce qu'elles font sur des sites chinois, russes,......et bien d'autres ?
Elles ont aussi un autre point commun : la propension à recevoir des virus, des spams et pollutions sur leur ordinateur,.....car on n'a rien sans rien et que tout a un prix en ce bas monde, quoiqu'on en pense !
Et que bien mal acquis jamais ne profite !

Je met ici ces informations bien utiles....

Le droit d'auteur est régi par par la loi du 11 mars 1957 et la loi du 3 juillet 1985, codifiées dans le code de la propriété intellectuelle.

La loi reconnaît en tant qu'auteur toute personne physique qui crée une oeuvre de l'esprit quelle que soit son genre (littéraire, musical ou artistique), sa forme d'expression (orale ou écrite), son mérite ou sa finalité (but artistique ou utilitaire).

Le droit d'auteur couvre donc toute création de l'esprit, qu'elle soit une oeuvre littéraire (livres, journaux, pièces de théâtre, logiciels, site web, etc.), une oeuvre d'art (peinture, sculpture, photographie, image infographiée, architecture, etc.), une oeuvre musicale ou audiovisuelle, dès lors qu'elle est matérialisée, originale et qu'elle est l'expression de la personnalité de l'auteur. Ainsi ne tombent pas sous la protection du droit d'auteur les créations de l'esprit purement conceptuelles telles qu'une idée, un concept, un mot du langage courant, ou une méthode.

D'après les article L.111-1 et L.123-1 du code de la propriété intellectuelle, l'auteur d'une oeuvre de l'esprit jouit d'un droit de propriété exclusif dès sa création, sans nécessité d'accomplissement de formalités (dépôt ou enregistrement), pour une durée correspondant à l'année civile du décès de l'auteur et des soixante-dix années qui suivent, au bénéfice de ses ayants-droits. Au-delà de cette période, les oeuvres entrent dans le domaine public. Toutefois, en cas de litige, il est nécessaire de pouvoir apporter une preuve de l'existence de l'oeuvre à une date donnée, soit en ayant effectué préalablement un dépôt auprès d'un organisme habilité, soit en ayant rendu l'oeuvre publique et en étant en moyen de le prouver.

Article L. 111-1 du Code de la propriété intellectuelle : 
 L'auteur d'une oeuvre de l'esprit jouit sur cette oeuvre, du seul 
 fait de sa création, d'un droit de propriété incorporelle exclusif 
 et opposable à tous. 
 Ce droit comporte des attributs d'ordre intellectuel et moral, 
 ainsi que des attributs d'ordre patrimonial [...].

 

Article L. 123-1 du Code de la propriété intellectuelle : 
 L'auteur jouit, sa vie durant du droit exclusif d'exploiter son oeuvre 
 sous quelque forme que ce soit et d'en tirer un profit pécuniaire. 
 Au décès de l'auteur, ce droit persiste au bénéfice de ses ayants-droits 
 pendant l'année civile en cours et les soixante-dix années qui suivent.

 

Droit d'auteur et copyright

Le terme "copyright" désigne la notion de droit d'auteur dans la loi américaine (dans le Titre 17 du United States Code). Contrairement au droit d'auteur en vigueur en France, un dépôt est nécessaire afin de le faire valoir aux Etats-Unis. Les oeuvres ayant fait l'objet d'un dépôt de copyright peuvent ainsi afficher le symbole ©, suivi de l'année de publication, puis du nom de l'auteur (ou de la société ayant déposé le copyright).

Ce formalisme est autorisé en France dans la mesure où il s'applique à toute oeuvre soumise au droit d'auteur. Les mentions "Copyright", © ou "Tous droits réservés" n'ont pas pour autant d'influence sur la protection de l'oeuvre et permettent uniquement de jouer un rôle informatif vis-à-vis du public. D'autre part l'absence de sigle ou de mention du droit d'auteur ne signifie pas que l'oeuvre n'est pas protégée ! Ainsi tous les éléments présents sur Internet (images, vidéos, extraits sonores, textes) sont soumis de facto au droit d'auteur, même si leur accès est libre et gratuit et qu'aucune mention ne précise qu'ils sont protégés !

 Marie